- Une vingtaine d'heures passée en affût, c'est une durée bien suffisante tant l'émerveillement du début s'est estompé pour faire place à l'écoeurement de ce que j'assiste depuis de nombreuses années maintenant. Les observations sont toujours remarquables avec de grands cerfs que j'ai toujours plaisir à voir évoluer, à entendre bramer dans la futaie, à se reposer, à combattre avec une issue fatale quelquefois malheureusement. Malgré cela, la passion s'amenuise au fil des années à mesure que progresse les réseaux sociaux. Les photographes pour beaucoup ne recherchent plus que la notoriété et la course effrénée aux likes et aux commentaires. Ils ne viennent sur zone que quelques jours pendant le brame, consomment du cerf, vendent du cerf à leurs clients, repartent et ne se soucient guère de la population de ce massif. Les animaux sont constamment dérangés par des curieux n'ayant pas une approche respectueuse et une connaissance assez restreinte de la faune sauvage. Après cette période, ils devront affronter la chasse et les attributions excessives à l'initiative des forestiers. De temps en temps, il est plus sage de renoncer à participer à ce grand désordre afin de laisser la place aux cervidés et à la quiétude. -